James Foley

 

Pour sa mère Diane, James était “un fils extraordinaire”. Il n’avait aucun goût pour la violence. Grand reporter d’expérience, il était mû par la volonté de montrer les victimes de la guerre. Dans les geôles de l’Etat islamique, cet homme impassible devant la menace gardait l’espoir de rentrer chez lui. Courageux, digne, il communiquait cet espoir à ses compagnons d’infortune.

Reporters sans frontières présente ses condoléances à sa famille, notamment sa mère, qui était venue au siège de l’organisation à Paris. James Foley avait collecté des fonds aux côtés de RSF avec des amis photo journalistes pour assurer l’éducation des trois enfants de son camarade Anton Hammerl, tué en avril 2011 en Libye. En sa mémoire, nous nous engageons à combattre sans relâche pour la sécurité de tous ceux qui, comme lui, montrent l’horreur de la guerre.

Comme sa terrible exécution a suscité une émotion dans le monde entier, au-delà du cercle de ses confrères, nous ouvrons aujourd’hui ce mur d’hommages pour que camarades de reportage, journalistes, citoyens épris de liberté, laissent une trace de leur émotion pour faire vivre l’esprit du grand reporter de talent et engagé que fut James Foley (1973-2014).